La Chine se sculpte en grand à Mons

29 Jun 2015
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En 2015, Mons est internationale ! Après le succès phénoménal de l’exposition Van Gogh au Borinage, 25 artistes contemporains chinois s’invitent dans la Capitale européenne de la Culture.

Ni encre ni pinceau, mais de la sculpture, jusqu’ici peu montrée en Occident et qui actualise et transforme les fondements de la culture chinoise. Aux Anciens abattoirs de Mons, du 4 juillet au 4 octobre. Monumental !

L’art chinois est aujourd’hui à la pointe de la production contemporaine. Comme l’explique le commissaire Michel Baudson, « le propos de l’exposition permet de porter un regard sur l’actualité des artistes chinois, non plus au travers d’une pluralité d’approches faisant ressortir la diversité de leurs domaines de recherches, mais en se centrant sur les spécificités actuelles de la sculpture, jusqu’ici moins abordée dans l’ensemble des expositions en Occident en tant que langage plastique particulier. Un langage aussi singulier que la peinture à l’encre ».

En e­ffet, nous assistons aujourd’hui en Chine à une réinvention de la sculpture. Elle s’exprime à travers différentes thématiques telles que la recherche sur la forme, la diversité des matériaux, la réinterprétation de l’héritage culturel chinois et ses traditions séculaires, mais aussi l’aspect monumental, sorte d’écho au développement de la Chine actuelle.

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©Tous droits réservés. "Paysage de Chine" de CHEN Wenling

Pour le commissaire, deux lignes directrices se dégagent clairement de cette exposition: « Celle de l’effervescence de la création actuelle et de sa diversité spontanée, qui a inspiré le titre de l'exposition, La Chine Ardente, et celle de l’épanouissement d’une contemporanéité culturelle renouvelée ». Avec des thèmes aussi riches que le paysage, la tradition revisitée, la ville en mouvement ou encore l’identité artistique de la féminité, les artistes se ré- approprient les fondements historiques de la culture chinoise et les actualisent en les transformant.

Outre deux têtes de bronze en provenance directe de New York, les Portraits aveugles de SUI Jianguo, de nombreuses œuvres arriveront par bateau depuis l’Empire du Milieu. Des pièces immenses, à l’image des œuvres de Liu Wei, d’une hauteur de 3,50 mètres, montrant des maquettes de gratte-ciel dressés ou penchés, formant autant de quartiers de ville imaginaires et que l’artiste intitule Bibliothèques (photo ci-dessus). Le paysage monumental et imposant de Chen Wenling (en couverture de votre mensuel) sera quant à lui placé dans le jardin des anciens Abattoirs. Avec ses formes animales et puissantes dont la brillance réfléchit les environs immé- diats, cette sculpture monumentale représente d’énormes bestiaux paisibles mais d’une présence impressionnante.

Les Blind Portraits de SUI Jianguo

©Tous droits réservés. Blind Portraits de SUI Jianguo

Soutenue par le Ministère de la Culture chinois, l’exposition est considérée comme d’une importance équivalente à la représentation de la Chine à la Biennale de Venise ou encore à l’Expo Universelle de Milan. C’est dire si le projet mené conjointement est d’envergure. Une exposition qui permettra sans aucun doute, selon Xavier Roland, Directeur du Pôle muséal de la Ville de Mons, « de s’interroger sur la manière dont l’art chinois actuel a pu intégrer l’art européen, sans pour autant renier ses origines ». Et de permettre au public belge de faire la connaissance de « l’autre ». 

Ni encre ni pinceaux, mais des œuvres et des installations monumentales qui formeront un ensemble grandiose sur le site des anciens Abattoirs de Mons.

Un article co-écrit par Géraldine SIMONET et Arnaud GODART

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La Chine ardente. Co-commissariat de Michel Baudson et Fan Di’an. Du 04.07 au 04.10.2015aux Anciens abattoirs, 17 rue de la Trouille, 7000 Mons.