La Phrase 18/09/15

18 sep 2015
Portrait de Anouck
article de: 
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ÉCRITURE DU JOUR :

 

Une phrase arrive. Il n’y a pas de phrase. 

 

Et puis soudain il y en a une. Une phrase avant une autre phrase, et puis une autre. Une phrase après une autre. 

 

Une phrase près d’une autre. 

 

Quoi ? Quelle phrase ? 

 

(Karelle Ménine)

 

Qu’est-ce qu’une phrase principalement qu’est-ce qu’une phrase ? 

 

Ceci est si léger. Ceci est un sens simple. Une phrase dit tu sais ce que je veux dire. 

 

Pour eux une phrase est avec nous sur nous tout ce qui nous concerne nous voudrons bien tout ce qu’est une phrase. 

(Gertrude Stein, Comment écrire, 1931)

 

Quand c’est là c’est là dehors. C’est offert. 

C’est un espace dans l’espace, c’est public, comme un point ainsi posé, là. 

(Karelle Ménine)

 

Lueurs

et

Sens

Sommeillent

Que 

faire

d’un

rêve

que 

l’on 

met

sans

cesse

à 

terre.

(Karelle Ménine)

 

Nous apportons ivres du monde et de nous-mêmes / Des cœurs d’hommes nouveaux dans le vieil univers. (Émile Verhaeren, La Ferveur, in La multiple splendeur, 1906)

 

Dites, comprenez-vous maintenant.

(D’après différents textes d’Émile Verhaeren)

 

Homme, tout affronter vaut mieux que tout comprendre. 

(Émile Verhaeren, avant dernière strophe des Rêves, La multiple splendeur 1906)

 

Ils sont là tous, qui créent et qui aboient  / : « Nous soulevons, à bras tendus, la joie ! » 

(Émile Verhaeren, La joie in Les visages de la vie, MDCCC1C, Edmond Deman, Bruxelles)

 

Venaient boire le soir, / là-bas, très loin, à l’autre bout du monde ; / O mer qui fut ma joie effarée et féconde, / O mer, qui fus ma jeunesse cabrée, / Ainsi que les marées / Vers l’aventure et les conquêtes. 

(Émile Verhaeren, La joie in Les visages de la vie, MDCCC1C, Edmond Deman, Bruxelles)

 

Accueille-moi, 

ce jour, où, 

les eaux sont 

en fête.

J'aurai vécu, 

l'âme élargie, 

Sous les visages 

clairs, profonds, 

certains 

Qui regardent, 

du haut 

des horizons 

lointains, 

Surgir, vers 

leur splendeur, 

mon énergie. 

(Émile Verhaeren, Vers la mer, 1899)

 

Mon cher Rilke, Stefan Zweig est chez moi au Caillou. Nous causons de vous – combien souvent et avec quelle sympathie ! - et c’est parfois comme si vous étiez ici, tellement votre présence y est évoquée… E. V. Verehrter Herr Rilke, gerne wüBte ich, ob Sie Ende August noch in Paris sind. Herzlich ergeben ihr. S. Zweig. 

(Correspondance Verhaeren Rilke, 1905-1925, in Archives du future, AML Editions, 2012)

 

 

Je suis venu vers toi, 

de mon pays lointain, 

Avec mon âme et mon destin, 

Pour te donner et te verser, Tout ce que 

j’ai sauvé de mon passé. 

(Émile Verhaeren, L’amour, in Les visages de la vie, MDCCC1C)

 

Comprenez-vous maintenant. 

(D’après différents textes d’Émile Verhaeren)

 

Un chef d’œuvre est un morceau de la conscience du monde. 

(Émile Verhaeren, de Baudelaire à Mallarmé, textes divers, Ed- L’Age d’Homme 2008)

 

Mais toi passant fiévreux, toi, qui recèles, / en ta mémoire, en ton désir, / tout le passé, en ton désir, / Et les rejoins et les unis et les convie / A exalter, à chaque heure, la vie / Mêle aux sèves innombrables dont les forêts, / infiniment sont traversées, / le sang même de tes pensées 

(Émile Verhaeren)

 

La poésie, 

si pas aux yeux 

des penseurs

du moins

aux yeux

des artistes

ne se souille

jamais.

à force

de sincérité

de détresse

confessée

de misère

auréolée

elle sort

des abîmes.

Le poète a

le besoin.

Il a

le droit.

de se dire

de se 

traduire

entièrement. 

c’est le fond de sa nature. 

(Émile Verhaeren, La reine blanche, 1897)

 

Emotionnel, divers, sinueux 

libre et vivant entier. 

(Karelle Ménine)

 

Je suis le fou ! (Karelle Ménine) / Je suis le fou des longues plaines, / Infiniment, que bat le vent / À grands coups d’ailes, / Comme les peines éternelles ; / Le fou qui veut rester debout, / Avec sa tête jusqu’au bout. 

(Émile Verhaeren, Les villes tentaculaires, 1920, Mercure de France)

 

Toute phrase

simple

écrite 

sur du papier

trace 

le temps

d’un pluriel

singulier.

(Karelle Ménine)

 

Je suis venu vers toi,  

de mon pays lointain, 

avec mon âme et mon destin, 

Pour te donner et te verser 

Ce que j’ai sauvé de mon passé. 

(Émile Verhaeren, L’amour, in Les visages de la vie, MDCCC1C)

 

Ballon

Perdu

Rebond

Assaut

Sentier

Sentir

Orage

Forêt

Courir.

(Karelle Ménine)