Lettre ouverte au (trop grand) adorateur des mots

03 mar 2015
Portrait de Tom De Wilde
article de: 
Tom D.
La Phrase

Salut à toi, simple passant

Salut à toi, cher anonyme

Salut à toi, grand admirateur de « La Phrase »

 

Comme tu as pu t’en rendre compte, cela fait quelques mois que quelque chose d’inédit, de subtil, de délicat, serpente sur les murs de ta ville. Cela t’a interpelé, peut-être même touché, au plus profond de toi. C’est d’ailleurs exactement ce que nous cherchons, nous la petite dizaine de personnes à travailler sur ce projet. Hé oui, tout ça ! « La Phrase » ce n’est pas que trois peintres, il y a un énorme travail de fond derrière… Certain(e)s travaillent même depuis plusieurs mois, voire même plusieurs années sur ce projet. Alors dis-toi que c’est toutes ces personnes que tu touches, profondément, lorsque tu t’intéresses à cette fantastique épopée. Réussir à disséminer un peu de poésie et de littérature dans la vie et le cœur de chacun, sans s’imposer, voilà notre ambition.

Mais voilà, arracher des morceaux de « La Phrase » n’est peut-être pas la meilleure manière de manifester ton intérêt pour le projet ! Oui, oui, nous savons qu’elle est très belle, mais il faut laisser tout le monde en profiter… C’est d’ailleurs pour ça qu’elle s’écrit dans la rue et pas dans un musée. Elle s’offre à tous. Alors en te permettant de la dégrader, ce n’est pas que la petite équipe littérature que tu blesses, mais bien toute la communauté.

La Phrase n’est pas rédigée que pour être lue, elle s’envole également sur les murs et trottoirs de la ville pour être discutée. Alors qu’elle te plaise ou te déplaise, qu’elle te touche ou te laisse indifférent, qu’elle t’émeuve ou t’énerve, s’il te plaît, ne la dégrade pas mais contacte-nous pour t’exprimer. Nous ouvrons ici une brèche pour le dialogue dans l’espace public, ce serait vraiment dommage de la boucher.

 

Merci à toi, l’humble piéton

Merci à toi, cher concitoyen

Merci à toi, amoureux de la poésie