MONSens - DADA, la différence avec humour et poésie

09 mar 2015
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Répétition DADA © Raphaël Fileccia

Dans le cadre du deuxième volet du projet MONSens, Interaction, la pièce de théâtre DADA est un spectacle d’une heure, interprété par seize résidents du Carrosse, un foyer de vie pour des personnes présentant une déficience mentale. Depuis janvier 2014, Caroline Rottier et son équipe s’occupent, pour la première fois du côté francophone du pays, de la mise en scène de ce projet qui mêlera danse, musique et théâtre les 4-5-6 et 8 septembre prochains à l’auditorium Abel Dubois.

Pour son dixième spectacle de théâtre d’intégration, Caroline Rottier a travaillé pendant près d’un an et demi avec les résidents du Carrosse pour créer DADA. Comme elle nous l’expliquait, cette pièce est le résultat d’une inspiration commune entre la metteuse en scène et les acteurs : « Pendant tout le processus de répétition, je fais des exercices et récolte des choses. Je demande aux résidents ce qu’ils aiment, ce dont ils ont envie. Je leur donne de l’inspiration et ils m’en donnent en retour. Ce processus créatif me permet de construire la pièce de théâtre. »

Comme on le devine, DADA tire son nom du courant dadaïste dont Caroline Rottier s’inspire beaucoup dans son travail : « J’ai choisi le titre DADA parce que c’est un mot qui m’inspire. Il  est facilement reconnaissable dans différentes langues. C’est un mot très visuel aussi. Le mot DADA me faisait penser au dadaïsme dont les idées m’inspirent beaucoup. Dans mon travail, j’aime bien une sorte de folie, de surréalisme, l’idée des collages et de la révolte. » L’humour, l’audace et les idées rebelles du dadaïsme permettent à la metteuse en scène flamande de rendre hommage à la différence avec humour et poésie.

Un résultat qui semble ravir les comédiens de DADA, comme Sergeï pour qui le théâtre est une occasion d’obtenir plus que l’expérience de la scène : «Ca me change les idées et ça m’apaise. Je suis content de faire du théâtre parce que, quelque part, ça me rapproche de ma sœur qui en fait. Je continuerai à en faire jusqu’au spectacle où  je me donnerai à fond et je montrerai toutes mes capacités. » D’autres, comme Chantal, aiment tout simplement le théâtre, dans la mesure où il leur donne « l’occasion de changer de monde ».

 

Benjamin Delautre (St.)

 

DADA, dans le cadre du projet MONSens. Une coproduction de la Fondation Mons 2015, du Pôle muséal de la Ville de Mons, Le Carrosse s.a. et des Plateformes de concertation pour la santé mentale (Picardie, Centre et Charleroi)PsycArt ASBL (Bruxelles) et le Gouvernement Flamand.

Auditorium Abel Dubois – Esplanade Anne-Charlotte de Lorraine 1 – 7000 Mons. Représentations : 4, 5,6 et 8 septembre 2015.