Saga Verlaine Épisode 8 : Libéré, délivré...

05 nov 2015
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Paul Verlaine au Café François Ier. Photographie de Paul Cardon (dit Marsan, dit Dornac). Photographie de la série Nos contemporains chez eux, Paris, 1892. H140 x L190mm.
Paris, BLJD, inv. ING 464.

Des asiles aux estaminets

Durant les dernières années de sa vie, Verlaine transforme l’hôpital en second domicile. En dix ans, de 1886 à 1895, il séjourne pas moins d’une vingtaine de fois dans des établissements de soins différents : Cochin, Tenon, Saint-Antoine, Bichat, Saint-Louis et Broussais, sans compter les cures thermales à Aix-les-Bains. « Golgothant », il les a tous connus. Au total, il passe près de quatre années dans des maisons de convalescence, dont deux ans et demi à Broussais, « son hôpital de prédilection ».

Paul Verlaine, La Cholerine. Dessin au verso d’une feuille a en-tete de la Compagnie parisienne d’éclairage & de chauffage par le gaz, [vers 1895]. H223 x L149mm.
Collection privée (Paris, Christie’s 2012, n° 187).

Pourtant, quand il revient en Belgique pour ses conférences, près de vingt ans après son emprisonnement, tous le considèrent comme le plus grand écrivain français depuis la mort de Victor Hugo. Verlaine a alors une cinquantaine d’années, mais il en paraît le double.  Dans cette période trouble, il partage sa vie entre deux gouges. Eugénie Krantz, une mégère irrascible et teigneuse, et Philomène Boudin, une vague prostituée. Une triste mais parfois amusante débâcle. Chacune à sa manière et avec ses atouts va le tourner en bourrique.

Mons 2015 s'infiltre dans l'exposition Verlaine, Cellule 252 !

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